Pourquoi ton cerveau te pousse à continuer ce qui ne te fait plus vibrer.
Un biais vieux comme la première décision qu’on a osé regretter.
Un biais vieux comme la première décision qu’on a osé regretter.
Une fois identifiée, elle perd son pouvoir.
La sophrologie, tu en as peut-être entendu parler dans le cadre du stress, du sommeil ou d’une grosse traversée de vie. Et si je te disais que c’est aussi, et peut-être surtout, un outil pour les entrepreneurs ?
Pas parce que tu es en crise. Pas parce que tu es au bord du gouffre. Mais parce que lancer, développer et tenir une activité dans la durée, c’est une aventure intérieure autant qu’une aventure stratégique. Et que sans boussole intérieure solide, les meilleures stratégies business ne tiennent pas longtemps.
La dimension existentielle est le quatrième facteur de l’approche factorielle en sophrologie. Elle désigne la façon dont une personne se rapporte à son identité, au sens de ce qu’elle fait, et à sa capacité à s’affirmer dans ses relations.
Quand ce facteur est fragilisé, même un accompagnement corporel et cognitif bien mené peut stagner, parce que la question fondamentale reste sans réponse : qui suis-je ? Est-ce que ce que je fais mérite que je m’y engage vraiment ?
La dimension émotionnelle concerne la façon dont on ressent et dont on relie, à soi-même, aux autres, à ce qui nous traverse.
Trois formes de perturbation sont distinguées : l’alexithymie (incapacité à nommer ses émotions), le débordement émotionnel, et la répression (la plus fréquente et la plus coûteuse en énergie).
L’émotion n’est pas un obstacle à la raison — elle en est le carburant (Damasio). La sophrologie propose une troisième voie entre contrôle et débordement : la traversée consciente.
Le biais de négativité (Hanson) explique pourquoi construire le schéma émotionnel positif demande plus de répétition que repérer les émotions difficiles
La dimension cognitive concerne la façon dont on construit du sens, pensées automatiques, croyances, représentations du monde et de soi-même.
Le Default Mode Network (cerveau au repos) est majoritairement orienté vers le passé et le futur négatifs, la rumination n’est pas un défaut de caractère, c’est la configuration par défaut du cerveau humain.
Le modèle A-B-S-C enrichit le modèle d’Ellis d’une dimension corporelle : la Sensation qui accompagne la croyance est la porte d’entrée sophronique.
La neuroplasticité rend les croyances modifiables : chaque sophronisation crée de nouvelles connexions neuronales
Burn-out entrepreneurial, épuisement du freelance, fatigue chronique du coach ou du thérapeute indépendant : ces réalités sont de plus en plus documentées, et pourtant elles restent largement sous-estimées dans les accompagnements business classiques. On parle de stratégie, de positionnement, de tarifs, de communication, rarement du corps de celui ou celle qui porte tout ça. Et c’est souvent là que quelque chose finit par lâcher.
Après un deuil, une séparation, un licenciement ou un burn-out, beaucoup de personnes décrivent la même chose : elles ont l’impression que leur corps ne leur appartient plus. Fatigue inexplicable, tensions persistantes, sommeil chaotique, sensation d’être à côté de soi-même. Ces réactions ne sont pas des signes de faiblesse, ni des symptômes à faire taire. Ce sont les manifestations physiques d’un événement de vie difficile que le corps est en train de traiter à sa manière.
La dimension corporelle est le premier facteur de l’approche factorielle : elle désigne la capacité à percevoir, habiter et écouter son corps comme ancrage premier de toute conscience de soi.
La déconnexion corporelle touche la majorité des personnes qui viennent en sophrologie, ce n’est pas une pathologie, c’est une adaptation du système nerveux au stress chronique.
L’insula (siège de l’intéroception) et la théorie polyvagale de Porges éclairent pourquoi réancrer dans le corps est un préalable neurologique à tout autre travail.
Le corps porte ce que l’esprit a mis à distance : mémoire implicite, tensions, réactions automatiques.