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Séverine Roussel

Femme regardant l'horizon lors d'une reconversion professionnelle, illustrant le processus de deuil accompagné par la sophrologie

Reconversion professionnelle : et si c’était aussi un deuil ?

Tu as pris la décision. La reconversion, tu l’as choisie. Ou peut-être qu’elle s’est imposée à toi (un burn-out, une restructuration, une envie qui ne te lâchait plus).
Et pourtant.
Pourtant, il y a ce truc étrange. Cette tristesse qui ne devrait pas être là. Cette sensation de flotter entre deux eaux, entre ce que tu étais et ce que tu deviens. Cette culpabilité, parfois, de ne pas être « plus heureuse » maintenant que tu vas enfin vers ce que tu veux.
Bah… personne ne t’avait prévenue, si ?
Qu’une reconversion professionnelle, c’est aussi un deuil.

Deux femmes qui discutent. Texte : et si la sophrologie était l’alliée que tu n’attendais pas pour ton activité ?

Et si la sophrologie était l’alliée que tu n’attendais pas pour ton activité ?

La sophrologie, tu en as peut-être entendu parler dans le cadre du stress, du sommeil ou d’une grosse traversée de vie. Et si je te disais que c’est aussi, et peut-être surtout, un outil pour les entrepreneurs ?
Pas parce que tu es en crise. Pas parce que tu es au bord du gouffre. Mais parce que lancer, développer et tenir une activité dans la durée, c’est une aventure intérieure autant qu’une aventure stratégique. Et que sans boussole intérieure solide, les meilleures stratégies business ne tiennent pas longtemps.

Femme pensive. Texte : et si la question la plus stratégique de ton installation était « qui suis-je ? »

Identité, sens et assertivité : travailler le facteur existentiel avec la sophrologie

La dimension existentielle est le quatrième facteur de l’approche factorielle en sophrologie. Elle désigne la façon dont une personne se rapporte à son identité, au sens de ce qu’elle fait, et à sa capacité à s’affirmer dans ses relations.
Quand ce facteur est fragilisé, même un accompagnement corporel et cognitif bien mené peut stagner, parce que la question fondamentale reste sans réponse : qui suis-je ? Est-ce que ce que je fais mérite que je m’y engage vraiment ?

Visages d’un homme exprimant différentes émotions. Texte : traverser ses émotions plutôt que les gérer

La dimension émotionnelle en sophrologie

La dimension émotionnelle concerne la façon dont on ressent et dont on relie, à soi-même, aux autres, à ce qui nous traverse.
Trois formes de perturbation sont distinguées : l’alexithymie (incapacité à nommer ses émotions), le débordement émotionnel, et la répression (la plus fréquente et la plus coûteuse en énergie).
L’émotion n’est pas un obstacle à la raison — elle en est le carburant (Damasio). La sophrologie propose une troisième voie entre contrôle et débordement : la traversée consciente.
Le biais de négativité (Hanson) explique pourquoi construire le schéma émotionnel positif demande plus de répétition que repérer les émotions difficiles

Femme les mains sur la tête. Texte : travailler ses pensées automatiques et ses croyances limitantes

La dimension cognitive en sophrologie

La dimension cognitive concerne la façon dont on construit du sens, pensées automatiques, croyances, représentations du monde et de soi-même.
Le Default Mode Network (cerveau au repos) est majoritairement orienté vers le passé et le futur négatifs, la rumination n’est pas un défaut de caractère, c’est la configuration par défaut du cerveau humain.
Le modèle A-B-S-C enrichit le modèle d’Ellis d’une dimension corporelle : la Sensation qui accompagne la croyance est la porte d’entrée sophronique.
La neuroplasticité rend les croyances modifiables : chaque sophronisation crée de nouvelles connexions neuronales

Femme au bureau, la tête dans les mains. Texte : le corps de l’entrepreneur, ce qu’on oublie dans les fondations

Burn-out entrepreneur : quand le corps envoie les signaux que le business ignore

Burn-out entrepreneurial, épuisement du freelance, fatigue chronique du coach ou du thérapeute indépendant : ces réalités sont de plus en plus documentées, et pourtant elles restent largement sous-estimées dans les accompagnements business classiques. On parle de stratégie, de positionnement, de tarifs, de communication, rarement du corps de celui ou celle qui porte tout ça. Et c’est souvent là que quelque chose finit par lâcher.

Femme la main sur la nuque. Texte : corps et choc émotionnel après un deuil, une séparation ou un burn-out

Quand le corps parle après un choc : comprendre pour mieux traverser

Après un deuil, une séparation, un licenciement ou un burn-out, beaucoup de personnes décrivent la même chose : elles ont l’impression que leur corps ne leur appartient plus. Fatigue inexplicable, tensions persistantes, sommeil chaotique, sensation d’être à côté de soi-même. Ces réactions ne sont pas des signes de faiblesse, ni des symptômes à faire taire. Ce sont les manifestations physiques d’un événement de vie difficile que le corps est en train de traiter à sa manière.