En bref — ce que tu vas trouver dans cet article
La dimension cognitive concerne la façon dont on construit du sens, pensées automatiques, croyances, représentations du monde et de soi-même.
Le Default Mode Network (cerveau au repos) est majoritairement orienté vers le passé et le futur négatifs, la rumination n’est pas un défaut de caractère, c’est la configuration par défaut du cerveau humain.
Le modèle A-B-S-C enrichit le modèle d’Ellis d’une dimension corporelle : la Sensation qui accompagne la croyance est la porte d’entrée sophronique.
La neuroplasticité rend les croyances modifiables : chaque sophronisation crée de nouvelles connexions neuronales (Merzenich, Hebb).
Outils clés : métacognition sophronique, Sophro-Projection Future (SPF), phénodescription cognitive, travail A-B-S-C.
Série — L’approche factorielle en sophrologie |
Introduction — L’approche factorielle en sophrologie : Lire chaque client pour choisir le bon levier : une méthodologie ancrée dans la sophrologie Article 1 — La dimension corporelle en sophrologie : Quand réancrer le corps change tout à l’accompagnement >>>>> Article 2 — La dimension cognitive en sophrologie : Quand le mental tourne en boucle – comprendre et travailler le facteur cognitif Article 3 — La dimension émotionnelle en sophrologie : Traverser ses émotions, plutôt que les gérer – le facteur émotionnel en pratique Article 4 — La dimension existentielle en sophrologie : Identité, sens et assertivité – travailler le facteur existentiel avec la sophrologie Conclusion — L’approche factorielle en sophrologie : Ce que ça change concrètement dans ta pratique |
Travailler les pensées automatiques et les croyances limitantes
La dimension cognitive est le deuxième facteur de l’approche factorielle en sophrologie. Elle désigne la façon dont une personne construit du sens, ses pensées automatiques, ses croyances, ses représentations d’elle-même et du monde. Quand ce facteur est perturbé, le mental ne soutient plus : il sabote. Rumination, perfectionnisme paralysant, syndrome de l’imposteur, le cerveau tourne contre lui-même sans que la personne en soit consciente.
Sophie vient de lancer son activité de sophrologue. Elle aime ce qu’elle fait, ses premières clientes repartent transformées. Et pourtant, chaque matin, Gérard & Paulette lui murmurent : « Tu n’es pas assez légitime. Qui voudrait vraiment te payer pour ça ? Les autres sont mieux formés que toi. »» La sophrologie propose des outils concrets pour comprendre d’où viennent ces pensées automatiques, et surtout pour créer un espace entre la croyance et la réaction. C’est cet espace qui rend le choix possible.
Cette voix dont parle Sophie, quand je nomme Gérard & Paulette, tu la connais peut-être. Elle n’a pas besoin de crier pour être efficace. Elle est discrète, constante, et particulièrement habile pour déguiser ses peurs en raisonnements logiques.« Je réfléchis simplement à la réalité de la situation », dit-on. Sauf que non : on rumine. On tourne en rond. Et on tourne en rond en croyant avancer.
La dimension cognitive est le deuxième facteur de l’approche factorielle. Elle concerne la façon dont on construit du sens, nos pensées, nos croyances, nos représentations du monde et de nous-mêmes. Et contrairement à ce que l’on imagine souvent, le mental n’est pas notre meilleur allié par défaut. Il peut devenir, sans qu’on s’en rende compte, une machine à produire du stress.
La question que pose ce facteur est simple et vertigineuse à la fois : comment je construis du sens ?
Le cerveau qui tourne à vide
Il y a une région du cerveau que les neurosciences ont commencé à étudier sérieusement à partir des années 2000 : le Default Mode Network, ou réseau en mode par défaut. Ce réseau s’active précisément quand on ne fait rien, quand on rêvasse, qu’on attend, qu’on laisse l’esprit vagabonder. Ce serait une bonne nouvelle, si ce vagabondage était toujours agréable. Mais les recherches montrent qu’il est majoritairement orienté vers le passé (regrets, ruminations) ou vers le futur (anticipations négatives, scénarios catastrophes).
Autrement dit, quand le mental est « au repos », il travaille souvent contre nous. Il rejoue des situations difficiles. Il anticipe des échecs qui n’ont pas encore eu lieu. Il compare, il jauge, il évalue, généralement de façon défavorable. Ce n’est pas un défaut de caractère : c’est la configuration par défaut d’un cerveau humain dont l’évolution l’a programmé pour détecter les menaces en priorité.
Daniel Kahneman, Prix Nobel d’économie, a popularisé une distinction fondamentale entre deux systèmes de pensée.
- Le Système 1 : rapide, automatique, émotionnel, intuitif.
- Le Système 2 : lent, délibéré, logique, conscient.
Ce que nous prenons souvent pour un « raisonnement » est en réalité du Système 1 habillé en Système 2. La conclusion est arrivée en premier, émotionnellement. L’argumentation est venue ensuite, pour la justifier.
Pour la sophrologie, cette distinction est précieuse. Elle explique pourquoi raisonner avec quelqu’un ne suffit pas à transformer ses croyances. Si la conviction vient du Système 1 : du corps, des émotions, de la mémoire implicite, c’est là qu’il faut aller travailler.
Les pensées automatiques : invisibles et omnipotentes
Aaron Beck, fondateur de la thérapie cognitive, a formalisé ce que les praticiens de nombreuses disciplines observaient empiriquement : nous avons des pensées automatiques qui surviennent sans effort, sans invitation, et qui colorent notre perception de la réalité de façon souvent inexacte. Ces pensées ne sont pas des choix. Elles s’imposent, notamment dans les moments de vulnérabilité.
La particularité de ces pensées, c’est qu’elles passent en dessous du radar de la conscience. Elles n’ont pas besoin d’être crus consciemment pour avoir un effet. Elles agissent directement sur l’humeur, sur le comportement, sur les décisions. « Je ne suis pas légitime » n’est pas une conclusion que Sophie a élaborée après réflexion. C’est une pensée automatique qui s’active chaque fois que la vulnérabilité professionnelle se présente.
Albert Ellis, avec son modèle ABC, a proposé une grille de lecture :
A (événement déclencheur) → B (croyance, pensée intermédiaire) → C (conséquence émotionnelle et comportementale).
Le problème perçu est rarement A. Il est presque toujours B : la pensée que nous mettons entre l’événement et notre réaction.
Point neurosciences – Le modèle ABSC
Dans ma pratique, j’ai enrichit le modèle d’Ellis d’une lettre : A → B → S → C.
Le S désigne la Sensation corporelle qui accompagne la croyance. Cette addition n’est pas accessoire : elle ancre la croyance dans le corps. Avant la conséquence émotionnelle visible, il y a toujours une sensation somatique : une légère tension dans la gorge, un serrement dans la poitrine, une pesanteur dans les épaules.
En apprenant à la percevoir, on crée un espace entre la croyance et la réaction. Cet espace, c’est là que le choix devient possible.
Les distorsions cognitives : quand le mental se raconte des histoires
Beck et ses successeurs ont répertorié des patterns de pensée récurrents qui déforment la réalité de façon systématique. On les appelle des distorsions cognitives. En voici quelques-unes que l’on rencontre fréquemment dans le contexte de l’installation professionnelle d’un sophrologue par exemple.
La surgénéralisation : « Mes deux derniers prospects n’ont pas signé, personne ne voudra de moi. » Un événement ponctuel devient une règle universelle. La pensée dichotomique : « Soit je suis une sophrologue exceptionnelle, soit je suis nulle » tout ou rien, sans nuance. Le filtre mental : on retient exclusivement les informations qui confirment la croyance négative, en ignorant les contre-exemples. Et la personnalisation : on se rend responsable de situations qui ne dépendent pas que de soi.
Ces distorsions ne sont pas des preuves de fragilité. Elles sont humaines, universelles, et infiniment plus fréquentes dans les périodes d’incertitude. Ce que la sophrologie apporte, c’est une voie d’accès à ces automatismes qui ne passe pas uniquement par l’analyse intellectuelle.
« Le problème n’est pas que tu penses négativement.
Le problème, c’est que tu crois que ces pensées sont la réalité. »
Question de réflexion pour toi maintenant
Quelle pensée revient le plus souvent quand tu penses à ton activité de sophrologue, ou à ton futur métier ?
Prends le temps de l’écrire, mot pour mot, telle qu’elle se formule dans ta tête.
Puis pose-toi cette question : est-ce un fait vérifiable, ou une interprétation ? Et où est-ce que tu la sens dans ton corps, cette pensée-là ?
La métacognition sophronique : observer sans s’identifier
Il y a une compétence que la sophrologie développe de façon remarquablement efficace, et qui est au cœur de la transformation cognitive : la métacognition. Littéralement, penser sur la pensée. Observer ce qui se passe dans son mental sans en devenir le personnage principal.
La sophronisation crée les conditions physiologiques de cette observation. Quand le système nerveux est dans un état de conscience sophronique, entre veille et sommeil, avec une activation musculaire et corticale réduite, les pensées perdent de leur urgence. Elles apparaissent, se déplacent, disparaissent. On peut les regarder passer comme on regarde des nuages, sans obligation de les suivre.
Ce n’est pas de la pensée positive. Ce n’est pas se convaincre que tout va bien. C’est apprendre à ne pas confondre la pensée avec la réalité. Et cette distinction-là change fondamentalement la relation au mental.
Le modèle A-B-S-C en pratique
Concrètement, le travail avec le facteur cognitif dans l’approche factorielle commence toujours par une étape d’identification. Avant de vouloir transformer quoi que ce soit, on cherche à nommer : quelle est la croyance ? Quelle est la sensation corporelle qui l’accompagne ? Et quelle est la conséquence émotionnelle et comportementale qu’elle génère ?
Cette phase d’identification n’est pas intellectuelle, elle est phénoménologique. On ne cherche pas à comprendre d’où vient la croyance. On cherche à la percevoir, à la ressentir, à lui donner une texture. « Comment elle se présente, cette pensée, quand elle arrive ? Qu’est-ce qu’elle fait dans ton corps ? » Ces questions déplacent le regard du contenu de la pensée vers son expérience vécue.
Vient ensuite le travail de reformulation, qui n’est pas une simple substitution d’une pensée négative par une pensée positive. C’est une invitation à formuler quelque chose de plus juste, de plus nuancé, de plus ancré dans la réalité. « Je ne suis pas légitime » devient peut-être « Je suis en train de construire ma légitimité », ce qui est à la fois plus vrai et plus utilisable.
Point neurosciences – Neuroplasticité et croyances
Les croyances ne sont pas gravées dans le marbre. Elles sont des réseaux de connexions neuronales, des chemins qui ont été empruntés souvent, et qui sont donc devenus des autoroutes. La bonne nouvelle : le cerveau reste plastique tout au long de la vie (Merzenich). Chaque fois qu’on choisit consciemment une pensée différente, associée à une sensation corporelle positive, on crée un nouveau chemin. La pratique régulière de sophronisation, notamment la Sophro-Projection Future, permet de consolider ces nouveaux réseaux.
La visualisation comme neuroplasticité dirigée
La Sophro-Projection Future (SPF) est l’un des outils les plus puissants du travail sur le facteur cognitif. Il ne s’agit pas de « se voir réussir » dans un sens vague et incantatoire. Il s’agit de construire mentalement une expérience multisensorielle, voir, entendre, sentir, ressentir, d’une situation future positive, avec suffisamment de détail pour que le cerveau la traite comme une expérience réelle.
Les recherches en neurosciences du sport ont montré que la visualisation mentale active les mêmes circuits moteurs que l’action réelle. Le cerveau ne fait pas vraiment la différence. Ce qui signifie qu’une SPF bien conduite ne prépare pas seulement mentalement, elle crée de nouvelles empreintes neuronales, de nouveaux points de référence auxquels le système nerveux peut revenir.
Pour un sophrologue en cours d’installation, se visualiser en train d’accueillir un client avec assurance, de présenter son offre avec clarté, de traverser une séance difficile avec équanimité, ce n’est pas de l’autopersuasion. C’est de l’entraînement neurologique.
Exercice : phéno cognitive
Choisis une pensée limitante récurrente. Pose-la devant toi comme si elle était un objet.
Donne-lui une forme, une couleur, un poids, une texture. Est-elle lourde ou légère ? Froide ou chaude ? Fixe ou en mouvement ?
Cet exercice de phénodescription crée une distance entre toi et la pensée, tu deviens l’observateur, pas le contenu. Depuis cet espace d’observation, tu peux commencer à lui parler différemment.
De la cohérence cognitive à la congruence rogérienne
Carl Rogers a introduit dans la psychologie humaniste un concept qui résonne profondément avec la sophrologie : la congruence. Être congruent, c’est être aligné entre ce que l’on pense, ce que l’on ressent, ce que l’on dit et ce que l’on fait. C’est la condition de l’authenticité, et l’une des qualités les plus thérapeutiques qu’un praticien puisse incarner.
La perturbation cognitive crée de l’incongruence. Quand je pense « je ne suis pas légitime » mais que je dis « je suis sophrologue certifiée » (ce qui en passant, n’est pas juste comme formulation, car aucune formation en France, ne certifie le métier de Sophrologue), il y a une fissure. Les clients la sentent, même s’ils ne peuvent pas la nommer. Elle se manifeste dans un léger manque de solidité dans la voix, dans une hésitation à défendre ses tarifs, dans une tendance à sur-justifier ses choix professionnels.
Le locus d’évaluation interne (Rogers), apprendre à se faire confiance plutôt que d’attendre la validation externe, est l’un des effets les plus durables d’un travail sophronique régulier sur ce facteur.
Travailler le facteur cognitif en sophrologie, c’est donc travailler vers plus de congruence, en amenant la pensée au même niveau que le ressenti, que l’action, que les valeurs. Ce n’est pas un travail de façade. C’est un travail de fond.
Le locus d’évaluation interne : apprendre à se faire confiance
Rogers parlait également de locus d’évaluation, le point de référence à partir duquel on juge la valeur de ses actions et décisions. Chez beaucoup de sophrologues en début d’installation, ce locus est externe : on attend la validation des clients, des pairs, de la famille, des réseaux sociaux. On se demande constamment « est-ce que ce que je fais est bien ? » en regardant vers l’extérieur pour la réponse.
Un locus interne ne signifie pas qu’on ignore les retours extérieurs. Il signifie qu’on a développé suffisamment de confiance en sa propre perception pour ne pas en dépendre. On peut entendre une critique sans s’effondrer. On peut traverser une période creuse sans conclure que l’activité est vouée à l’échec. On peut décider d’un tarif parce qu’il nous semble juste, pas parce qu’il est dans la moyenne du marché.
Ce déplacement du locus d’évaluation, de l’externe vers l’interne, est l’un des effets les plus durables d’un travail sophronique régulier sur le facteur cognitif.
Ce que ça change pour le praticien
Un sophrologue qui a fait ce travail sur lui-même ne cherche pas à convaincre ses clients que leurs pensées sont fausses. Il sait, d’expérience, que la confrontation intellectuelle ne transforme pas une croyance profonde. Il sait aussi qu’il y a quelque chose de précédant la pensée, une sensation, une mémoire corporelle, une émotion sous-jacente, et c’est là qu’il va guider.
Cette posture ne s’enseigne pas vraiment en formation. Elle se construit dans la pratique personnelle, dans la supervision, dans les moments où l’on se surprend soi-même à laisser une vieille croyance diriger une décision professionnelle. Et dans la capacité, chaque fois, à revenir à l’observation, sans jugement, avec curiosité.
Le cap entrepreneurial
Si je devais nommer la croyance qui freine le plus les sophrologues dans leur installation professionnelle, ce serait probablement celle-ci : « Je dois d’abord être parfait.e pour oser me présenter. » Elle prend mille formes, « j’attends d’avoir plus d’expérience », « ma communication n’est pas encore assez professionnelle », « je dois encore me former avant de vraiment me lancer« , mais elle dit toujours la même chose en fond : je ne suis pas encore assez.
Cette croyance est particulièrement insidieuse parce qu’elle se déguise en sagesse. En humilité. En rigueur professionnelle. Alors qu’elle est, la plupart du temps, de la peur. La peur du regard des autres. La peur de ne pas être à la hauteur. La peur d’être vue.
La transformation cognitive ne consiste pas à se convaincre que l’on est parfait. Elle consiste à se demander : de quoi ai-je besoin pour avancer aujourd’hui, avec ce que je suis aujourd’hui ? Ce déplacement-là, de la perfection vers le mouvement, est souvent ce qui fait la différence entre un sophrologue qui reste en formation perpétuelle et un sophrologue qui s’installe, imparfaitement mais réellement.
Un cap ne se définit pas quand toutes les conditions sont réunies. Il se définit maintenant, avec les cartes que l’on a en main. Et on ajuste en naviguant.
Et si ton mental, au lieu de te freiner, devenait ton meilleur outil de développement professionnel, à condition de savoir qui commande le bateau ?
Comprendre la dimension cognitive, c’est déjà beaucoup. Mais identifier un facteur cognitif perturbé : repérer les pensées automatiques, cartographier les croyances qui sabotent en silence, ne suffit pas à les transformer. Encore faut-il savoir comment créer, pas à pas, les conditions d’un nouveau sillon neuronal. L’approche factorielle s’appuie pour cela sur une méthodologie spécifique à la dimension cognitive : une progression pensée pour aller de l’observation du mental en action jusqu’à l’installation durable de nouvelles représentations, depuis le corps, pas seulement depuis la raison. Je détaillerai cette méthodologie dans une prochaine série d’articles.
Questions fréquentes sur la dimension corporelle
Est-ce que la sophrologie peut vraiment changer des croyances profondément ancrées ?
Oui, à condition de ne pas travailler que par la parole. Les croyances profondes viennent du Système 1 (émotionnel, automatique) : les convaincre avec des arguments logiques est rarement suffisant. La sophrologie travaille par le corps et la sensation, en créant des expériences intérieures qui contredisent concrètement la croyance.
Quelle est la différence entre rumination et réflexion ?
La réflexion avance : elle produit des analyses, des solutions, des décisions. La rumination tourne en rond : elle rejoue les mêmes scènes, anticipe les mêmes peurs, sans jamais résoudre. Un critère simple : après 10 minutes, as-tu avancé ou est-vous revenu au même point de départ ?
Comment savoir si le facteur cognitif est prioritaire chez un client ?
Le client parle beaucoup, et surtout de ce qu’il pense plutôt que de ce qu’il ressent. Il intellectualise, analyse, justifie. Il a du mal à rester dans le ressenti pendant les sophronisations. Il présente souvent un perfectionnisme marqué, une auto-critique importante, ou minimise systématiquement ses réussites.
Le travail cognitif en sophrologie est-il comparable à la TCC ?
Il s’inspire des mêmes observations (pensées automatiques, modèle ABC d’Ellis) mais son mode d’action est différent : là où la TCC travaille par le questionnement conscient, la sophrologie passe par le corps et l’expérience vécue en état sophroliminal. Les deux sont complémentaires.
Est-ce qu’on peut travailler le syndrome de l’imposteur avec la sophrologie ?
Oui, c’est même l’un de ses terrains les plus efficaces, car le syndrome de l’imposteur est à la fois cognitif (croyances sur sa légitimité) et corporel (voix qui hésite, posture qui s’efface). L’approche factorielle permet de travailler ces deux niveaux simultanément.
Pour aller plus loin
Beck, A. T. (1979). Cognitive therapy of depression. New York, NY: Guilford Press.
Cassini, N. (2010). La sophrologie. Paris : Eyrolles.
Damasio, A. R. (1994). L’erreur de Descartes. Paris : Odile Jacob.
Ellis, A. (1962). Reason and emotion in psychotherapy. New York, NY: Lyle Stuart.
Kahneman, D. (2011). Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée. Paris : Flammarion.
Merzenich, M. M. (2013). Soft-wired: How the new science of brain plasticity can change your life. San Francisco, CA: Parnassus Publishing.
Rogers, C. R. (1961). Le développement de la personne. Paris : Dunod.
Je suis, Séverine Roussel sophrologue, spécialisée en santé mentale et émotionnelle, avec plus de dix ans de pratique et de formation de sophrologues. J’ai créé L’atelier Sophro, un réseau de sophrologue pour évoluer, s’entraider et pratiquer entre pairs.
Je suis également formatrice, superviseure, et fondatrice de CAP Entrepreneur : un parcours d’accompagnement pour les entrepreneurs de services qui veulent construire une activité alignée et durable.
J’explore dans mes articles la façon dont psychologie, sophrologie et stratégie se croisent dans la réalité du terrain.