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formation sophrologue

Identité, sens et assertivité : travailler le facteur existentiel avec la sophrologie

La dimension existentielle est le quatrième facteur de l’approche factorielle en sophrologie. Elle désigne la façon dont une personne se rapporte à son identité, au sens de ce qu’elle fait, et à sa capacité à s’affirmer dans ses relations.
Quand ce facteur est fragilisé, même un accompagnement corporel et cognitif bien mené peut stagner, parce que la question fondamentale reste sans réponse : qui suis-je ? Est-ce que ce que je fais mérite que je m’y engage vraiment ?

La dimension émotionnelle en sophrologie

La dimension émotionnelle concerne la façon dont on ressent et dont on relie, à soi-même, aux autres, à ce qui nous traverse.
Trois formes de perturbation sont distinguées : l’alexithymie (incapacité à nommer ses émotions), le débordement émotionnel, et la répression (la plus fréquente et la plus coûteuse en énergie).
L’émotion n’est pas un obstacle à la raison — elle en est le carburant (Damasio). La sophrologie propose une troisième voie entre contrôle et débordement : la traversée consciente.
Le biais de négativité (Hanson) explique pourquoi construire le schéma émotionnel positif demande plus de répétition que repérer les émotions difficiles

La dimension cognitive en sophrologie

La dimension cognitive concerne la façon dont on construit du sens, pensées automatiques, croyances, représentations du monde et de soi-même.
Le Default Mode Network (cerveau au repos) est majoritairement orienté vers le passé et le futur négatifs, la rumination n’est pas un défaut de caractère, c’est la configuration par défaut du cerveau humain.
Le modèle A-B-S-C enrichit le modèle d’Ellis d’une dimension corporelle : la Sensation qui accompagne la croyance est la porte d’entrée sophronique.
La neuroplasticité rend les croyances modifiables : chaque sophronisation crée de nouvelles connexions neuronales

La dimension corporelle en sophrologie

La dimension corporelle est le premier facteur de l’approche factorielle : elle désigne la capacité à percevoir, habiter et écouter son corps comme ancrage premier de toute conscience de soi.
La déconnexion corporelle touche la majorité des personnes qui viennent en sophrologie, ce n’est pas une pathologie, c’est une adaptation du système nerveux au stress chronique.
L’insula (siège de l’intéroception) et la théorie polyvagale de Porges éclairent pourquoi réancrer dans le corps est un préalable neurologique à tout autre travail.
Le corps porte ce que l’esprit a mis à distance : mémoire implicite, tensions, réactions automatiques.

L’approche factorielle en sophrologie

L’approche factorielle en sophrologie est une grille de lecture clinique qui permet d’identifier, pour chaque client, quel facteur, corporel, cognitif, émotionnel ou existentiel, est prioritairement fragilisé. Formalisée par Norbert Cassini, elle s’inscrit dans la continuité de la sophrologie caycédienne et permet de choisir les techniques les plus adaptées à chaque personne, plutôt que de suivre un protocole identique pour tous. Dans cet article, j’explore cette approche à la lumière de dix ans de pratique et des apports actuels des neurosciences.